DU 23 MAI AU 31 AOUT

 

Fermé le lundi.

Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 19h.

Les samedis et dimanches de 11h à 19h.

Nocturnes les 23 - 24 mai et les 30 - 31 mai jusqu'à minuit.

 

76, allées Charles de Fitte

31300 Toulouse

Tél. 05 34 51 10 60

www.lesabattoirs.org

 

Métro Saint-Cyprien

République (Ligne A)


Plan
Les Abattoirs - Frac Midi-Pyrénées 

Crédits : Franck Alix, Festival international d'art de Toulouse, 2013

Portrait de Franz Gertsch 

© Mark Lyon, 2014

Franz Gertsch 

Le Festival international d'art de Toulouse présente un documentaire sur l'artiste dans le cadre de son expostion  au Musée Les Abattoirs - FRAC Midi-Pyrénées.

 

 

Film produit par La Machine Film

Saintes Maries de la Mer III 

(1972)

Collection privée en dépôt au Lentos Kunstmuseum Linz 

Courtoisie de l'artiste

 

Lentos Kunstmuseum Linz (collection privée © DR)

Selbstbildnis (Autoportrait) 

(1980)

Franz Gertsch

Acrylique sur coton non apprêté

257 x 391 cm

Collection Galerie Michael Haas, Berlin

 

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

Johanna I 

(1983 - 1984)

Franz Gertsch

Acrylique sur coton non apprêté

330 x 340 cm

Collection privée

En dépôt au Museum Franz Gertsch, Burgdorf

 

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

Irene 

(1980)

Franz Gertsch

Acrylique sur coton non apprêté

257 x 391 cm

Collection Olbricht

 

Crédit photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

At Luciano's House / Luciano I 

At Luciano's House (1973)

Franz Gertsch

Acrylique sur coton non apprêté

243 x 355 cm 

Collection Sander

 

Luciano I (1976)

Franz Gertsch

Acrylique sur coton non apprêté

203,4 x 304,5 cm

Collection privée

 

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

Silvia Regenbogenreihe (Silvia Arc-en-ciel) 

(2002)

Franz Gertsch

Neuf gravures sur bois

Neuf tirages (Jaune ambre, vert foncé, vert, vermillon, turquoise, bleu moyen, outremer, outremer violet, outremer altrarosa)

Impression manuelle sur papier japonais Kumohadamashi par Heizaburo Iwano

191,5 x 177 cm (tirage), 244 x 217 cm (papier)

 

Courtoisie de l’artiste

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

Gräser 

(1997)

Franz Gertsch

 

© Museum Franz Gertsch, Burgdorf

Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014

Installés au bord du fleuve pour les mêmes raisons sanitaires que les hôpitaux, les abattoirs verront leur activité cesser en 1988. De type néoclassique industriel, les bâtiments conçus en 1831 par Urbain Vitry ont été convertis en un musée d’art moderne et contemporain de 7000 m2 qui accueille aujourd’hui une collection de plus de 2500 œuvres de la seconde moitié du XXe siècle et du XXIe siècle.

Franz Gertsch, est né en 1930 à Morenges (Suisse), il vit et travaille à Rüschegg-Heubach.
Remarquée à la Documenta V (1972), son œuvre a été présentée à Paris en 1974 (CNAC) dans l’exposition Hyperréalistes américains – Réalistes européens tandis qu’en 1975 une exposition monographique a circulé à Berlin (Akademie der Künste), Brunswick, Düsseldorf et Bâle. En 2002, à Burgdorf (nord-est de Berne), le Musée Franz Gertsch a ouvert ses portes. L’institution a co-organisé avec le Kunstmuseum de Berne, en 2005, la rétrospective de l’œuvre la plus importante à ce jour.

Les immenses toiles réalistes de Franz Gertsch sont des icônes conservées dans de nombreux musées internationaux et notamment aux ¸États-Unis, en Allemagne et en Suisse. A proximité de Berne, un musée a été construit sur mesure pour la présentation de son œuvre et porte son nom. Pourtant ce sera aux Abattoirs sa première exposition en France, exception faite d’une exposition de ses gravures organisée à Paris, au Centre Culturel Suisse, en 2001. L’ensemble constitué pour l’occasion rend compte tant de la gamme des thèmes auxquels il s’attache – portraits rapprochés, scènes de groupe, paysages et végétation – que des différentes techniques qu’il emploie, peinture d’après photographie et gravure sur bois. Il embrasse la carrière de l’artiste depuis les œuvres de la fin des années 1960 jusqu’à la plus récente, encore en cours d’exécution et dévoilée à Toulouse.
 
Ce dernier élément est loin d’être indifférent : le catalogue raisonné des peintures de Franz Gertsch ne compte en effet qu’une soixantaine de numéros, et ce pour plus de quarante ans de pratique. Mais on ne s’en étonnera plus dès que l’on aura pris la mesure des formats qu’il emploie et observé la précision vertigineuse de sa technique réaliste. Car c’est dans cette veine qu’il a choisi de s’exprimer à partir de l’automne 1968, après différentes expérimentations infructueuses en sculpture, puis en peinture. Du fait de cette orientation esthétique, il a été choisi par Jean-Christophe Ammann pour figurer dans la section qu’il a consacrée, au sein de la Documenta V, à « l’interrogation de la réalité » et aux iconographies contemporaines. Son tableau Medici y a fait sensation, lequel concentre nombre des caractéristiques de sa pratique. Peint d’après une photographie prise par l’artiste, reportée sur toile et démesurément agrandie grâce à un système de projection de diapositive, il montre cinq jeunes gens appuyés à une barrière devant le Kunstmuseum de Lucerne ; leurs tenues et leurs poses, leurs expressions aussi, suggèrent une sortie entre amis – ce dont il s’agit effectivement, Franz Gertsch choisissant toujours ses sujets, qu’il s’agisse de personnes ou de paysages, dans son environnement immédiat et quotidien. Peindre des photographies s’est imposé à lui à partir du moment où il a compris que « la réalité ne [pouvait] plus […] être saisie qu’avec un appareil photographique, car l’homme s’est habitué à considérer la réalité photographiée comme le rendu maximal du réel ». Dans ses tableaux, il met en œuvre de semblables frottements entre peinture et photographie, « les lois structurelles propres à la photographie se [révélant] partout » (H. Szeemann), en particulier dans les contrastes entre net et flou, de même que dans la transparence qui demeure de la diapositive. La distance devient dès lors une question essentielle, celle à laquelle le sujet est lisible. La gravure sur bois, suivant la technique ancienne du « criblé », requiert un temps de travail aussi titanesque que la peinture, sans parler du soin que Franz Gertsch apporte au choix des papiers (papier japon) et des couleurs pour lesquelles il fabrique lui-même ses pigments. Telle durée ne rend que plus frappante l’immédiateté du contact avec ces images d’images qui parlent de la réalité.
 
L'exposition de Franz Gertsch reçoit le soutien de la Fondation Pro Helvetia.

Les expositions de Susan Hiller et de Franz Gertsch sont co-programmées et présentées en partenariat avec Les Abattoirs – Frac Midi-Pyrénées.